Blog
Henri LACROIX n’est pas seulement une référence de la pétanque hexagonale car ils sont nombreux dans le circuit à le considérer à l’heure actuelle comme un des meilleurs joueurs du monde.
Encore qu’il n’est pas facile de le comparer à beaucoup d’autres étant donné qu’Henri LACROIX n’est pas à mettre dans la catégorie des pétanqueurs, c ‘est à dire des gens qui ne jouent qu’à la pétanque, mais dans celle, un peu plus large, des « joueurs de boules », puisqu’il pratique également la longue provençale, de façon régulière, et avec un certain bonheur.
De ce fait, si on veut vraiment faire des rapprochements avec d’autres champions, Henri LACROIX, autant parce qu’il rayonne sur les deux tableaux, que parce qu’il peut également jouer à n’importe quel poste, compte tenu des qualités qu’il affiche au point et au tir, fait plutôt penser à de glorieux « Anciens » comme « Besse », comme « Charly de Gémenos », comme Raoul Bonfort, comme René Macary, ou comme Denis Salvador, par exemple.
Henri LACROIX, c’est un peu l’héritier des grands joueurs polyvalents de la belle époque ! Dans l’esprit, et dans la qualité du jeu, parce que dans les faits, comprenez dans la mise en scène des différentes prestations, il est bien évident, même si ce n’est pas forcément de sa faute, que les spectacles que nous offrent les champions d’aujourd’hui, aussi talentueux soient-ils, n’ont plus rien à voir avec ceux de naguère : de nos jours, ça manque cruellement de mouvement et de couleurs, de sons et de lumières…
Mais revenons à Henri LACROIX : il entre très tôt dans la carrière, en 1989, soit à 14 ans, en devenant champion de France « Cadets », avec Yves Palmieri et Hervé Agarrat à Saint-LÔ, dans la Manche. Et dans la poche, pour Henri !
A noter, pour la petite histoire que c’est Monsieur Henri Palmieri, le père de Yves, qui a été le premier à remarquer les facilités d’Henri LACROIX et qui lui a proposé de jouer avec son fils : on ne peut pas dire de ce Monsieur qu’il a misé ce jour là sur le « mauvais cheval… »
A partir de là, Henri LACROIX ne va plus s’arrêter, ni de collectionner les victoires, en s’adjugeant tous les plus grands concours, ni d’empiler les titres départementaux et de ligue, dans les deux disciplines qu’il pratique, et dans toutes les catégories, puis de champion de France, d’Europe, et du Monde, pour se constituer une carte de visite qui force le respect.
Une carte sur laquelle sont inscrits une trentaine de consécrations départementales et régionales, en jeunes et en séniors, en longue et en pétanque, 5 victoires en coupe de France des clubs, 2 en coupe d’Europe, un Championnat d’Europe, en 2009, une bonne centaine de « Nationaux » et « Internationaux », dont 6 fois Millau ( 3 fois en triplette, et 3 fois en doublette), l’Europétanque de Nice, « La Marseillaise », Laragne, Cannes, Sassenage, Porto Vecchio, etc.
Arrêt sur image, parce que ça le vaut bien sur ses 10 titres de champion de France et sur ses 7 de champion du monde, qui se répartissent comme suit :

2001, c’est Narbonne avec Robert Leca et Robert Marin, premier succès cher au coeur d’Henri LACROIX,
2006, c’est Limoges avec Philippe QUINTAIS et Philippe SUCHAUD : c’est le début de « La Chevauchée fantastique », qui va le conduire au sein de cette équipe de rêve – qu’on va appeler la « Dream-team » pour faire plus moderne – tout droit à la réalisation d’une passe de trois, encore jamais réalisée dans l’histoire de la pétanque, en s’imposant successivement à Clermont-Ferrand, en 2008, puis à Caen, en 2009, et enfin à Nice, à domicile, en 2010, puisqu’ils évoluaient alors sous les couleurs du « Duc de Nice ».
Auparavant, en 2007, Henri LACROIX avait endossé un maillot tricolore en doublette, à Saint-Louis, en compagnie de Philippe Quintais.
Un coup d’oeil maintenant, pour être tout à fait complet, sur ses titres en « Provençal », où il fut 3 fois champion de France en triplette, en 2003, à Cabriès, et en 2004, à Laon, avec Jean-Claude Malvicino et Thierry Terreno, puis en 2011 à Gruissan, avec Thierry Terreno et Anthony Kerfah.
En doublette provençale, par contre, il ne gagne qu’une fois : ce sera à Sisteron, en 2002, toujours avec le fidèle Thierry Terreno.
Quant aux championnats du monde, Henri LACROIX va monter trois ans de suite sur le podium pour y recevoir la médaille d’or, en 2001 à Monaco, en 2002 à Grenoble, et en 2003 à Genève, entouré de Philippe Quintais, Philippe Suchaud, et Eric Sirot.
Toujours aussi motivé et avide de trophées, notre homme ne va pas en rester là : en 2005, il est de nouveau sur la plus haute marche à Uccle, en Belgique, avec Philippe Suchaud, Julien Lamour, et Simon Cortes, avant de s’offrir quatre titres supplémentaires , puisqu’il va encore et encore gagner en 2007, à Pataya, en Thaïlande, en 2008 à Dakar, au Sénégal, en 2010 à Izmir, en Turquie, avec Thierry Grandet, Philippe Suchaud, et Bruno Levoursicaud, et en 2012, à Marseille, avec Dylan Rocher, Philippe Suchaud, et Bruno Le Boursicaud.
De La Farlede, dans le Var, où il a débuté en 1983, à « La pétanque des Canuts », dans le Rhône, où il fait équipe cette année avec Romain Hidalgo et Willy Chapeland, Henri LACROIX s’est construit une solide réputation de compétiteur hargneux, dans le bon sens du terme, accrocheur, de ceux qui ne lâchent rien, exigeant, avec lui-même comme avec les autres : c’est un perfectionniste, un vrai gagneur !Vainqueur aux masters de pétanque, il a été treize fois champion du Monde, quatre fois champion d’Europe, trois fois champion d’Europe des clubs, vingt fois champion de France pétanque (dont quatre fois champion de France jeu provençal) et cinq fois vainqueur de la coupe de France des clubs. Il joue en pointeur de tête ou milieu. Il excelle également au jeu provençal.

Il a formé avec Philippe Quintais et Philippe Suchaud la célèbre « Dream Team » (trois fois championne du monde d’affilée entre 2001 et 2003 et quatre fois championne de France entre 2006 et 2010)

Après une période faste au club du DUC de Nice, il est licencié depuis 2012 au club des Canuts de Lyon. En 2014, il fait équipe avec Michel Loy et Bruno Le Boursicaud en triplette et Bruno Le Boursicaud en doublette, s’inclinant deux fois consécutivement en finale du France triplette (2014 et 2015) et remportant le championnat de France doublette en 2014.
En 2016 il rejoint le club de l’ABC Draguignan pour faire équipe avec Dylan Rocher et Stéphane Robineau. Cette année-là il devient pour la première fois champion de France en tête à tête en battant en finale son coéquipier et ami Dylan Rocher au terme d’une finale somptueuse. Il s’impose également en doublette avec Dylan. En 2017, il perd son titre en tête à tête, ne s’inclinant qu’en finale contre Tyson Molinas. Mais il signe un doublé en gagnant une nouvelle fois le doublette avec Dylan et le triplette avec Dylan et Stéphane. Cette année-là, il est également sacré champion du monde en tête à tête et en doublette (Philippe Suchaud). En 2018 il devient le premier joueur de l’histoire à gagner les trois titres français principaux (tête à tête, doublette avec Dylan Rocher et triplette avec Dylan Rocher et Stéphane Robineau) confirmant ainsi son statut de meilleur joueur du monde. En 2021, associé à Philippe Quintais, Philippe Suchaud et Dylan Rocher, il remporte un nouveau titre de champion du monde avec l’équipe de France triplette lors des championnats du Monde organisés en Espagne.